Notre Histoire
En 2022, la crise ukrainienne et la fermeture des frontières avec le Cameroun et le Nigeria révèlent une vérité brutale. Le Tchad dépend de l’extérieur pour se nourrir. Pourtant, ses terres sont fertiles. Ses savoirs sont vivants. Le problème n’est pas la production. Le problème est la chaîne celle qui relie les champs aux marchés, les anciens aux jeunes, la mémoire à l’économie.
Nous commençons par tester. Des techniques de permaculture avec des coopératives locales. Des huiles végétales avec des femmes productrices. Du biocompostage avec des jeunes sans emploi. Et à chaque expérience, nous découvrons la même chose : les solutions existent déjà ici. Elles ne sont simplement pas documentées, pas structurées, pas valorisées. Les programmes d’aide importés imposent des méthodes qui ignorent le contexte social et culturel tchadien. Les savoir-faire locaux se perdent parce que personne ne les prend au sérieux.
Puis nous avons compris que planter sans vendre, c’est recréer la dépendance. Que former sans structurer, c’est préparer l’exode. Que documenter sans transmettre, c’est enterrer la mémoire.
African Parks nous a montré une autre voie : la conservation ne survit que si elle devient économie. Nous avons adapté cette leçon à notre réalité non pas en important un modèle, mais en réveillant ce que les communautés saheliennes savent déjà faire.
C’est de ce diagnostic qu’Equity Future naît. Pas pour créer un projet de plus. Pour construire un modèle celui où la nature, l’économie et la culture forment un seul système vivant. Celui où les jeunes restent parce qu’ils ont une raison de rester. Celui où les terres fertiles du Tchad nourrissent d’abord les Tchadiens.